Declic Violence

AIDE À LA PRISE EN CHARGE DES VIOLENCES CONJUGALES ENVERS LES FEMMES EN MÉDECINE GÉNÉRALE

Les femmes victimes de violences

EN BREF

Il faut se poser la question des violences conjugales face à n'importe quelle patiente, notamment si la situation est évocatrice et lors des consultations périnatales.

    La violence existe à tous les âges et dans tous les milieux socio-économiques. Il n'y a pas de facteurs de risque clairement établis à devenir victime de violences conjugales ; raison pour laquelle nous parlerons de facteurs de vulnérabilité. Certains facteurs modifiant le vécu des violences ont été mis en évidence.

    C'est la conjugaison de facteurs individuels, relationnels, communautaires, sociétaux et culturels.

    • les facteurs individuels : « ça n'est pas la victime qui fait le bourreau ».

      L'existence de violences familiales dans l'enfance est un élément revenant fréquemment dans l'histoire de vie, qu'il s'agisse de maltraitance directe ou d'exposition aux violences conjugales.

      La violence existe à tous les âges et dans tous les milieux socio-économiques même si certaines études montrent que les femmes jeunes avec un bas niveau socio-économique sont plus touchées.

    • les facteurs relationnels : la domination masculine dans le couple et le conflit conjugal favoriseraient l'installation des violences.
    • les facteurs communautaires : la faible réaction de l'entourage face à la violence, l'isolement et un faible niveau socio-économique faciliteraient la survenue des violences
    • les facteurs sociétaux : l'acceptation des rôles sexués* comme norme sociale semble contribuer au phénomène des violences.
    * La théorie des rôles sexués consiste à attribuer à une personne des fonctions et des rôles dans la société déterminés par son sexe. Traditionnellement, elle assigne la femme à des responsabilités domestiques et aux soins des enfants, et l'homme à des affaires économiques et politiques.

    Une bonne perception des ressources d'aide existantes (réseau associatif local, voisinage, professionnels de santé, instance religieuse, police) pourrait modifier favorablement le vécu des violences.

    Il peut être encore plus difficile de se confier, d'être identifié comme victime de violences ou d'accéder à l'aide existante, pour certaines femmes que d'autres. Cela peut être dû à un handicap physique ou mental, une langue ou une culture étrangère, une orientation sexuelle (homosexuelle, bisexuelle, transgenre), l'âge (personnes âgées), ou encore des comorbidités psychiatriques.