Declic Violence

AIDE À LA PRISE EN CHARGE DES VIOLENCES CONJUGALES ENVERS LES FEMMES EN MÉDECINE GÉNÉRALE

Les points clés pour s'impliquer dans la prise en charge des violences conjugales

Les objectifs de la prise en charge sont :

Améliorer le bien être et la sécurité de la patiente.

Favoriser le retour à l'autonomie de la patiente.

La connaissance et la vigilance sont nécessaires :

Avoir des connaissances sur le phénomène : ampleur, universalité, gravité, complexité, chronicité, barrières empêchant la révélation du problème

Être vigilant : savoir quels sont les signes d'alerte et dépister systématiquement les patientes pendant la grossesse

Connaître les ressources locales disponibles

Connaître ses propres limites

Les compétences à maîtriser sont :

Les soins d'urgence

Le soutien psychologique de premier recours

Les attitudes à adopter ou à poursuivre afin d'établir une relation de confiance sont :

L'empathie

L'absence de jugement

Être à l'écoute

Être patient

Être attentif aux différences liées à la culture

Les principes à respecter sont :

La confidentialité : Les conditions de consultation et la tenue des dossiers médicaux doivent permettre le respect de la confidentialité. Il est important de rassurer la patiente sur la confidentialité de la consultation. La question des violences doit être abordée seulement si la patiente est seule ou avec un enfant n'ayant pas acquis la parole.

La sécurité : Évaluer la sécurité et établir un plan de sécurité constituent une étape clé de la prise en charge .

L'autonomie : Respecter les choix de la patiente, l'aider à prendre ses propres décisions, à identifier ses propres besoins et s'adapter à ses priorités .

La continuité des soins : Des consultations de suivi doivent être proposées.

Le contexte à instaurer repose sur :

Le temps qui doit être suffisant pour permettre une réponse appropriée

L'environnement du cabinet médical qui doit favoriser la révélation des violences : placer des affiches dans la salle d'attente, des brochures dans les toilettes...

Remarque à propos des populations fragiles :

Il peut être encore plus difficile de se confier, d'être identifié comme victime de violences ou d'accéder à des soins et une prise en charge adaptée pour certaines femmes. Elles nécessitent une vigilance particulière.

Certaines personnes âgées, handicapées, présentant des maladies psychiatriques chroniques ou des addictions présentent de ce fait un état de vulnérabilité qui se surajoute à la problématique des violences. Il faut être particulièrement vigilant auprès de ces patientes, qui sont souvent dépendantes de leur conjoint pour leur maladie ou leurs soins.

Les femmes d'origine étrangère qui ne maîtrisent pas la langue française ou qui ne partagent pas les mêmes repères culturels se heurtent à des difficultés plus importantes.

L'orientation sexuelle (homosexuelle, bisexuelle, transgenre) de nos patientes peut rendre la révélation et l'identification des violences plus difficiles.